Et si je vous parlais d’amour…

love

Quand j’ai ouvert ce blog, j’avais dans l’optique de l’alimenter avec mes récits de balades écossaises, de lieux ou de musées visités, ou tout simplement de ma vie en Écosse.  Mais la vérité, c’est que quasiment tous ces articles (je crois en avoir publié un, miracle !) sont restés sous la forme de brouillons. Par flemme de les mettre en forme, de trouver la phrase d’accroche, de me plonger dans les photos…

Je ne désespère pas de finir un jour ces articles, parce que l’Écosse est un pays magnifique et aussi parce que j’aimerais partager mes récits et mes centaines de photos avec vous.

J’ai donc clairement compris que le blog lifestyle, ce n’était pas pour moi.

Et puis, une petite voix au fond de moi m’a dit que si j’avais intitulé mon blog « in love » ce n’était pas pour rien, c’est parce que l’amour j’adore ça.

Je suis une de ces personnes qui raffole des films d’amour, qui écrit des histoires d’amour (toutes inachevées), qui adore les mariages (et y faire la madeleine) , qui adore demander aux couples comment ils se sont rencontrés et qui aime parler d’amour avec ses amis ou des inconnus.

L’amour c’est aussi en quelque sorte le moteur de ma vie. L’amour, ou plutôt les désillusions de l’amour, m’ont permis de grandir, de me remettre en question, de remettre en questions certains de mes schémas. L’amour de mes grands-parents a toujours été mon cocon, ma manière de savoir que j’existais aux yeux de quelqu’un. Même quand ils se soucient un peu trop de moi et que ça a le don de m’irriter, je suis également reconnaissante qu’ils s’inquiètent pour moi. Ils sont une force positive, bienveillante dans ma vie et je les remercie pour ça. L’amour aussi de mon père, que j’ai essayé de gagner, d’en être digne, avant de me rendre compte récemment qu’il m’aime à sa manière.

D’ailleurs, c’est l’amour ou plutôt la fin d’un amour qui m’a poussé en août 2014 à faire mes valises et oser quitter la France. C’était un vieux rêve mais c’était le genre de rêve que je me voyais réaliser à deux. Et puis, au fond du gouffre, j’ai eu envie de faire quelque chose pour moi, de ne pas rester là passive, à attendre qu’un homme veuille bien partir avec moi. Un mois plus tard, je quittais l’appartement dans lequel je vivais depuis plus de sept ans, cet appartement dont j’arrivais pas à déménager (alors qu’il me sortait par les trous de nez) par peur du changement principalement. Je serai presque reconnaissante envers mon ex de m’avoir quitté aussi brutalement mais quand même il ne faut pas abuser, il a été odieux et j’ai encore pas mal de blessures à panser à cause de lui.

Moi qui centrait ma vie sur celle de mon compagnon, moi qui était totalement dépendante affective, j’ai osé prendre ma vie en main. J’avais touché le fond et je n’avais peur de rien (le pire qu’il pouvait m’arriver étant de mourir et j’en avais rien à faire de mourir) alors c’était le moment idéal pour partir. Comme je l’ai dit à mes amis, j’ai simplement écouté ma petite voix me disant que je devais partir.

En arrivant sur les terres écossaises, j’étais loin d’imaginer que j’y trouverais mon indépendance, la maturité qui me manquait ainsi que le moyen de lutter contre ma dépendance affective. Et encore moins que j’avais des ressources insoupçonnées en moi ni que je ferais de belles rencontres amicales.

Et que j’y trouverais l’amour.

Et puis, il y a eu cette offre d’un travail meilleur mais en France, travail qui m’obligeait à quitter l’Écosse deux semaines plus tard. Peu de temps pour me décider mais cela m’a permis de réaliser que mon histoire d’amour ne guidait plus ma vie, car même si cela a été très dur, j’ai privilégié le travail à lui.

Parfois il m’arrive de regretter ce choix car la vérité, c’est que je n’ai plus ma place en France. Quand on m’a demandé où je voulais vivre en France dans le cadre de mon travail, je n’ai d’attaches nulle part. Juste une envie d’éviter certaines régions où je n’ai aucune envie d’y vivre, mais aucune région ne fait vibrer mon cœur. D’ici 4 ans au plus tard, j’aimerais bien retourner en terres anglaises (je suis bien tentée par Portsmouth). Mais d’ici là, que sait ce que la vie me réserve… S’il y a un an, on m’avait dit ce que serait ma vie maintenant, je ne l’aurais jamais cru, alors je me garde bien de faire des plans pour l’avenir, sachant le plaisir qu’a la vie de les déjouer. Mais c’est bien là le principe de la vie : imprévisibilité. Principe que j’ai totalement accepté tout en gardant le gouvernail de ma vie, durement acquis.

lifegoeson

Je suis fière de moi d’avoir osé parler de l’évènement à la base de ma décision de changer de vie. J’ai longtemps gardé ça pour moi, parce que je n’en étais pas fière, parce que cela continuait à bloquer dans ma gorge. J’ai l’impression qu’oser en parler m’a fait passer un cap vers la clôture de cette histoire et pouvoir enfin tourner la page.

Tout ce laïus pour vous dire que je souhaite donner comme ligne directrice à mon blog : l’amour. L’amour dans sa forme la plus large possible (il se peut même que je parle de l’amour de la cuisine) ainsi que de développement personnel (je poursuis toujours ma quête pour être la meilleure version de moi-même).

A bientôt !

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