Un samedi entre joie et mélancolie

Vendredi soir, j’ai eu la joie d’avoir mon grand-père au téléphone.  Quelques minutes précieuses à être bercée par la chaleur de sa voix et à savourer chacun de ses mots. Me laissant le coeur serré lorsque l’on a dû raccrocher. Avec une seule hâte : le serrer dans mes bras à mon retour (même si je sais que dans les faits, je risque de me montrer beaucoup plus réservée).

Samedi, en me promenant des les rues de Glasgow en compagnie de trois copines expatriées, une d’elles me demande si je vais bien car j’ai l’air triste. Je lui réponds que c’est cette ambiance de Noël qui me rend d’humeur nostalgique, légèrement mélancolique.

Lors du déjeuner, elle me redemande comment je vais. Je raconte à mes copines le coup de fil à mon grand-père, le lien particulier que j’ai avec mes grands-parents, le fait qu’ils me manquent, que c’est dur pour moi de ne plus les voir aussi souvent et de gérer la petite voix de la culpabilité qui me rappelle qu’ils n’ont plus beaucoup d’années à vivre et qu’ils pourraient partir alors que je suis ici. Mes copines me racontent à leur tour la séparation avec leur famille. L’une d’elles me dit des mots très justes qui resteront gravés dans ma tête dont cette phrase :

« Pour devenir indépendante et pour pouvoir vivre ta vie, il faut être capable de partir et de tenir loin d’eux. »

Elle a raison, je ne peux pas mettre ma vie sur pause, je ne peux pas passer à côté de ma vie par peur qu’il arrive le pire si je ne suis pas là. Mon grand-père reste une personne essentielle dans ma vie, il ne se passe pas une semaine sans que je pense à lui ou parle de lui et j’essaye de vivre ma vie selon les valeurs qu’il m’a enseigné, il reste mon modèle (j’en ai les larmes aux yeux quand j’écris ses mots). Être à des milliers de kilomètres de lui n’enlève rien à sa place dans ma vie ou dans mon coeur.

Hier, en acceptant de me livrer ainsi à elles et elles de se confier à leur tour, je crois bien qu’elles sont devenues plus que de simples copines. Cela me fait du bien de tisser des liens avec elles, même si je garde en tête que ce sont des amitiés éphémères.

Une journée bercée par la mélancolie, le manque de ma famille / de mes amis, mais également ponctuée de moments de joie :

-Depuis quelques semaines, je faisais une obsession sur des vêtements d’hiver de couleur jaune et j’ai finalement trouvé mon bonheur chez Forever21 (j’ai également craqué chez Primark…)

-Lors d’une reconstitution de l’intérieur d’une habitation durant les années 30 (une seule pièce faisait office de chambre à coucher, de cuisine ainsi que de salle à manger pour toute une famille), une vieille dame nous a raconté, les yeux émus, qu’elle vivait avec ses parents et ses frères et soeurs dans une pièce similaire. Quand je lui ai demandé ce qu’elle en garde comme souvenir, elle m’a simplement répondu qu’elle était heureuse, que tout le monde vivait comme ça et qu’elle ne voulait pas plus. J’aime quand les gens partagent leurs souvenirs, c’est toujours très émouvant et intéressant !

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-Faire un tour à un salon vintage et craquer sur un collier style Art Nouveau

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-Faire une bourde en passant devant une caméra, sans le faire exprès, en plein interview pour les MTV EMA et avoir un fou rire après ! (je tiens à préciser que nous avons fait la bourde toutes les quatre ensemble)

-Assister à un magnifique feu d’artifice à l’occasion du Guy Fawkes Day (en quelque sorte l’équivalent de nos Feux de la Saint-Jean). Même trempée et avec les orteils frigorifiés, mon cerveau s’est mis en mode off et a laissé place à l’émerveillement. C’était magique !

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-Après le feu d’artifice, célébrer l’anniversaire d’une copine dans un pub et faire la fête jusque 3h du mat. Sans boire une seule goutte d’alcool pour ma part (j’ai l’alcool mauvais lorsque je suis mélancolique) mais c’était amusant de voir mes copines être légèrement saoules et totalement folles !

J’ai tendance à être plus dépensière lorsque mon moral n’est pas au beau fixe. Cela étant, hormis le collier, j’ai réussi à diriger mes pulsions de shopping uniquement vers des choses nécessaires (et pas que pour combler le vide en moi). Cela est une grande avancée pour moi. Il y a encore quelques mois (ma dernière frénésie shopping remontant à janvier 2014 si mes souvenirs sont bons), j’aurais acheté le premier truc qui me plaisait !

Je suis fière d’avoir réussi à faire cohabiter ma mélancolie passagère avec les petits bonheurs du quotidien, de ne pas l’avoir laissée empiéter sur mes plans de la journée ni avec du recul, sur mon ressenti de cette journée. 🙂

Et vous, avez-vous passé un bon week-end ?

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Ecrire un roman en 30 jours, mon challenge de novembre

 

writing-girl

Je pense que comme une grande majorité des blogueurs, l’écriture est mon exutoire. J’ai toujours noirci des pages, que ce soit pour raconter ma vie, pour raconter celle des autres (vécue ou inventée) ou pour me « vider » de ce trop plein de pensées noires qui m’empêchaient de dormir. J’ai commencé des dizaines de nouvelles, j’ai eu des centaines de premières pages de romans mais rien d’achevé. Peut-être par flemme de vraiment travailler sur mes textes ou tout simplement parce que je fais partie de la catégorie des personnes qui ne finissent jamais rien (hormis ce qui a dans leur assiette) mais qui ont toujours 10 000 projets en cours.

Lorsque j’ai vu que Mlle Louise participait au NanoWrimo cette année, ma première pensée fut de me dire que ce n’était pas pour moi. Derrière ce nom, source de terreurs nocturnes chez ses participants, il s’agit d’un défi d’écriture consistant à écrire 50 000 mots minimum en un délai imparti de 30 jours, soit la longueur du plus petit roman que le créateur de ce challenge avait dans sa bibliothèque.

Puis, durant la nuit, une idée a germé dans ma tête : une histoire à base de péripéties amoureuses, d’être en paix avec soi-même ainsi que de sacs à main (les deux premiers thèmes étant chers à mon coeur). Spontanément, des noms me sont venus, des dialogues et des situations cocasses également. A 15 jours du début du NanoWrimo, je m’y suis donc inscrite.

Je ne me fais pas d’illusions sur mes chances de réussite, je pense qu’elles avoisinent les 10 %. D’ailleurs, depuis hier, j’ai écrit seulement 901 mots au lieu des 3334 recommandés (50 000 / 30 = 1667 mots par jour) et le site me dit qu’en vertu de mon rythme, j’aurais fini mon roman en février 2015. [Il y a également des petits badges à gagner au fil de ton avancement, c’est chouette et interactif !] 

C’est non seulement une manière de me prouver que je peux écrire + qu’une dizaine de pages mais également une manière de lutter contre la déprime hivernale. En effet, ici en Ecosse, la nuit tombe à 16h et c’est déprimant au plus haut point de se dire que quand tu pars travailler, il fait nuit, et quand tu en reviens, il fait nuit également. Malheureusement je n’ai aucun pouvoir sur la rotation de la Terre mais je peux influer sur mon moral. Et quoi de mieux que de se dire, sur le chemin du retour à la maison, « oh chouette je vais pouvoir retrouver ma chère Paula (oui oui, c’est le prénom d’une de mes héroïnes) et écrire la suite de ses aventures »  (avec une bonne tasse de thé pour trouver l’inspiration) !

De votre côté, quel est votre défi pour le mois de novembre ?

Au cas où, on ne sait jamais, est-ce que vous avez déjà participé au NanoWrimo ou est-ce que vous y participez cette année ?