Au coeur du référendum écossais

Aujourd’hui, c’est le grand jour, les Écossais vont voter pour ou contre l’indépendance. J’ai donc bien choisi mon moment pour m’expatrier au Royaume-Uni  (ça me donne un petit air de journaliste, ce qui ne me déplait pas pour tout vous avouer ! 😀 ) et je me suis donc retrouvée en plein milieu de cet évènement historique.

Il faut savoir que certains Écossais ont déjà voté. En effet, en plus de la procuration et du déplacement au bureau de vote, il leur est possible de voter par courrier. Il faut savoir également que l’une des spécificités écossaises (et dure à imaginer pour ma part), c’est qu’il n’existe pas de carte d’identité (pour des raisons de liberté, de volonté de ne pas etre contrôlés par le Gouvernement toussa toussa…) et donc les électeurs reçoivent une « carte d’électeur » (sans photo dessus) qu’ils doivent soit joindre à leur bulletin de vote s’ils choisissent le vote par voie postale soit fournir au bureau de vote pour valider leur bulletin.

Ici, les habitants se sont beaucoup mobilisés pour ce grand jour, ils n’hésitent pas à afficher leur choix sur les fenêtres de leur maison, la ville vit et respire en bleu ou en violet (j’exagère mais un tel engagement politique de la part des Écossais est plaisant à voir ! ).

Place aux photos maintenant !

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J’espère que mes photos vous ont plu et rendez-vous d’ici quelques heures pour le résultat du scrutin ! J’ai hâte !

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Le premier jour du reste de ma vie

newlife

« Une cabine téléphonique rouge, les voitures qui circulent dans le sens inverse, je crois bien que je viens de fouler le sol anglais… 🙂 « 

Contrairement à ce que ce message publié sur Facebook, afin de donner des nouvelles à mes amis et rassurer certains d’entre eux, sous-entendait, je n’en menais pas large, essayant désespérément de me réconforter et de stopper mes larmes.

Pourtant tout allait bien… Un esprit totalement occupé entre le déménagement, l’administratif et voir les amis. Un embarquement sans souci sur le ferry. Une petite pointe de stress avec l’annonce d’un retard, mais gérée avec une pastille aux fleurs de Bach. Puis il y a eu l’annonce dans le haut-parleur comme quoi on allait bientôt débarquer. Et c’est à cet instant-là que j’ai réalisé.

Réalisé que rien ne serait plus comme avant. Réalisé que j’étais seule et livrée à moi-même. J’ai du me faire confiance, faire confiance à mon anglais. Ce qui fait qu’au lieu de ressentir un soulagement d’avoir compris les propos du chef de bord et que la traversée se soit bien passée, mes nerfs ont lâché et j’ai pleuré… jusqu’à l’arrivée à Londres.

Je ne me suis jamais sentie autant vulnérable qu’à ce moment là. Traverser la Manche a produit sur moi le même effet qu’une psychothérapie, il y a tout qui ressortait, le bon comme le mauvais. C’est le début d’une nouvelle vie, loin de mes amis, de ma famille et j’allais devoir compter uniquement sur moi.

Je vais devoir me faire confiance, je vais devoir devenir cette femme indépendante et forte que je rêve d’etre, je vais devoir tout simplement grandir.

Pas si simple mais il le faudra bien si je veux que mon expatriation soit une réussite !

Dans cette nouvelle vie, j’aurais pour (fidèle) compagnon ce blog qui fera office à la fois de journal de bord de mes tribulations existentielles et amoureuses, ainsi que de carnet de voyage.

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